Communiqué

L’île Maurice n’a pas appris de ses expériences passées. Les maldonnes, les abus, les gaspillages et le non-respect des protocoles ou des lois au sein du secteur public ne cessent pas. Malgré que l’économie mondiale soit au ralenti et que le fossé entre les riches et les pauvres ne cesse de s’élargir, il y a certains dans l’exécutif qui semblent ne rien avoir compris. Le rôle de l’ICAC est montré du doigt du fait que les enquêteurs du NAO n’ont pu consulter certains dossiers pertinents et éventuellement incriminant pour la State Trading Corporation.

Pour un pays qui se flatte d’être au sommet de l’Afrique en termes de bonne gouvernance, les maldonnes volontaires ou négligentes mentionnées dans le rapport ne lui font pas honneur. Transparency Mauritius s’interroge sur le choix des personnes qui sont choisies par le gouvernement pour diriger les conseils d’administration des corps paraétatiques ou alors comme CEO. Est-ce que tous ces nominés politiques connaissent leurs devoirs fiduciaires ?

Transparency Mauritius note aussi que la commission anti-corruption ne se serait pas montrée coopérative auprès de l’institution du commissaire des comptes de la République.

Transparency Mauritius pense qu’il est temps que les cas d’abus, de maldonnes ne soient plus tolérés et que les cas soient référés à la police pour enquête et sanction.

Avec l’économie mondiale qui est au ralenti et que la pauvreté guette, il est important que des actions soient prises au plus vite pour éviter l’enlisement total.

Tout en reconnaissant que la majorité des fonctionnaires sont des personnes sérieuses, Transparency Mauritius leurs demande de ne pas tomber dans les pièges de la facilité, tentation ou pression politique ou autre. Outre le pénal, il serait judicieux que les privilèges de ceux trouvés coupables de négligence, soient enlevés.

La République de Maurice possède déjà un arsenal légal conséquent et il ne serait pas judicieux de venir ajouter de nouvelles lois ou de créer de nouvelles institutions de contrôle. Par contre, il faudrait une volonté politique dure pour mettre un système de contrôle intransigeant et efficace. Il est impératif qu’il y ait des sanctions.

Transparency Mauritius souhaite une table ronde nationale pour mettre fin à cette culture d’impunité, de gaspillage et de népotisme. Dans le contexte mondial actuel, le pays n’a pas de droit à l’erreur.

March 29, 2021